Le volcan de San Pedro

Vue du volcan San Pedro de Panajachel

Mu par la beauté graphique des 4 volcans qui bordent le lac Atitlan, nous décidons d’en gravir un. Ceci impliquant de nombreux renseignements pour payer le prix juste, et surtout de se lever avant 6h du matin.

Nous voilà donc dans une des barques collectives qui desservent tous les villages du lac. Le lac ayant monté de 10 mètres au dessus de son niveau, on voit à travers l’eau des arbres, des bâtiments, etc.

Lewis Carroll aurait aussi apprécié les bancs de galets flottant qui voguent tranquillement sur l’eau. Plutôt pacifique par nature, ils se jettent en revanche sur la coque des bateaux qui perturbent leur tranquillité.

L’ascension débute directement au débarcadère, tout est en pente. Le lac est à 1500m d’altitude, et le volcan à plus de 3000 (pas de chiffres précis, il a encore fait des siennes voila 4 mois). Un premier guide nous conduit au second.

On traverse successivement des plantation de café, d’avocatiers, et bien sûr de maïs (le peuple indien qui habite ce volcan s’appelle les Tso’tsil, ce qui signifie plus ou moins épis de maïs. Ils sont donc d’une grande importance !).
La coulée de lave vieille de 4 mois trace une grande désolation depuis le sommet jusqu’à la mer. Certaines roches ressemblent à de la pâte de gâteau au chocolat qu’on remue, en moins digeste.

Marches de l'ascension du volcan San Pedro

L’ascension est très rude, le climat chaud et humide. Tout le volcan est recouvert d’une végétation dense. Le sentier est en fait une collection de marches de fortunes faites de rondins ou de racines d’arbres (quadricentenaires pour certains).
Imaginez vous gravir les marches de la tour Eiffel, 5 fois, avec une pause à mi chemin, et une dans l’ascenseur pour redescendre. Opportunément, gravir se dit “subir” en espagnol (sub et ir).

Nous arrivons sur le cratère après 4 heures d’ascension, vraiment à bout de force. Respirer à ces altitudes ne va déjà pas de soi.

Au sommet du volcan San Pedro

La longue descente de 2h30 ménagera notre cardio, mais pas nos cuisses, qui tremblent à la fin du chemin. Nous expérimentons aussi quelques effets de la déshydratation : nausée, vertige, fatigue, etc.

Vue du sommet du volcan San Pedro

Car si nous n’avons pris qu’un misérable litre d’eau, notre sac contient tout de même couvertures de survie, boussole, et acier allume feu (totalement inutile, mais qui sait).

Nous rentrons fatigués et très heureux de cette excursion.

9 commentaires pour “Le volcan de San Pedro”

  1. Coucou Globe-Trotters,
    je suis votre périple avec gourmandise.
    La photo du ponton sur le lac est superbe!!
    Bravo pour cette ascension héroïque!! Dans ces cas là on se dit souvent mais : “je vole quand?”
    Faites nous rêver encore
    Bises
    Philippe

    PS : mais il est où Pedro ?

  2. Magnifique ! Ma tête est dans les nuages avec vous……Superbes photos.
    Le ponton nous donne envie de plonger dans le lac…..un peu frais peut-être.

    Des bisous.
    lolo

  3. Alors, comment est la situation politique et sociale guatémaltèque ?

  4. Tiens donc, des galets flottants… Pierres ponces peut être ? Etonnant avec des laves aussi fluides que la pâte à gateau. En revanche pour le chocolat vous devriez être bien placés sur les lieux de production ! A Paris on n’est pas mal non plus, le salon du chocolat ouvre ses portes le 28 Octobre, je crois que vous étiez fans ?
    Plus sérieusement : en montagne la déshydratation précède de beaucoup la sensation de soif, alors arrêtez avec les jouets à étincelles et portez de l’eau !
    Merci de ces superbes images…
    Tas de bises.

  5. ahaha, d autant que le 1er guide s appelait .. Pedro de san Pedro !!
    Bises =)

  6. Ils ont subi des inondations records (40 dernieres années je crois).
    Pour la politique je ne sais pas trop, j acheterais le journal demain.
    Pour le foot ca a l air d aller =)

  7. Precison que le lac (1000m de profondeur ) et l immense cuvette se sont formés suite a une première activité volcanique très antérieure a celle qui a lieu maintenant, et qui conduit les volcans a grandir (j ai lu un panneau explicatif, mais en espagnol)
    Bisous
    PS : on avait env 1L d eau, très insuffisant

  8. Bravo à tous deux
    nous faire partager votre rêve est un très beau cadeau
    votre escalade a certainement été un moment extraordinaire de partage, de complicités sublimes et de découvertes..
    tout cela est exaltant!
    merci et à bientôt

  9. […] sur notre plan sont fermés, c’est la fin de la saison. Et l’eau vient à manquer (comme l’histoire se répète !), alors un groupe de thaïs, avec lesquels nous ferons plus tard plus ample connaissance, nous […]

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